


26 janvier 2009
Blog politique de Jean-Pierre Marchau

Parmi les écologistes, on trouve de tout, depuis le militant sincère et compétent à l'écolo m'as-tu-vu qui sait tout sur tout, celui qui "a la grosse tête", espèce hélas encore très répandue. Dans cette dernière catégorie, j'en ai trouvé un qui n'est pas mal : il trouve que ma critique (voir plus loin article "Faux vélib'" publié le 10 décembre) du pseudo Vélib' dionysien est trop négative. Selon lui, je serai trop critique, pas assez positif, les Dionysiens pourraient confondre la critique du faux Vélib' avec la critique du vélo, je risque même de casser l'avenir du vélo à Saint-Denis. Bigre! Aurais-je dans mon élan mis en péril l'avenir de la bicyclette dans ma ville ? Aurais-je ruiné ou hypothéqué les chances de voir un jour le chef lieu devenir re
spectueux du développement durable? Cet "écolo" abstrait, ignorant de la réalité sociale locale, semble croire que les Dionysiens sont incapables de comprendre le sens d'une critique.
ent qui paraît de bon sens : c'est une expérimentation. A mon sens, en fait d'expérimentation, on a surtout droit à du bricolage. Mais il faut le reconnaître, nous sommes bien dans une phase de buzz assez réussie. Tant qu'on parle des vélos électriques et de la diabline, on ne parle pas des embouteillages, de la pollution et du règne sans partage de l'automobile dans la capitale.


la législation, les voitures électriques font leur apparition en 1996 sur les routes californiennes. La EV1 de General Motors en est vite devenu le modèle emblématique. Elle n’était pas vendue mais disponible en location longue durée. 800 modèles environ ont été mis sur le marché. Mais dix ans plus tard, les voitures électriques ont disparu. Que s’est-il passé ? En 2003, la Californie sous la pression de la pétro industrie et des menaces de procès des constructeurs automobiles, accepte finalement de réviser sa législation. C’est la fin du tout électrique. GM a repris ses voitures refusant de les vendre à ses propriétaires et les a envoyées à la casse. Le fait est que les adeptes de la EV1 étaient surtout des militants convaincus et que les constructeurs ont tout fait pour torpiller le projet.

Texte des Verts de Saint-Denis publié avec leur autorisation.